ALPA est né au Nigeria, plus particulièrement à Amoli (Etat d’Enugu), mon village natal. Lorsque je rentre au pays je constate de façon à chaque fois plus dramatique que les enfants ne demandent qu’à apprendre et rêver, mais que beaucoup restent illettrés. Leurs parents ne pouvant les envoyer à l’école par manque d’argent, la rue est devenu leur univers, ils vivent sans avenir. Certains sont même vendus par leurs parents aux plus riches et deviennent les esclaves des temps modernes. Pour tous ces enfants, prendre part à la vie civique du pays est impossible, faute de pouvoir exercer un esprit critique. C’est toute une jeunesse qui est détruite, ainsi que l’avenir du pays.
L’association veut donc aider les jeunes et leurs familles à construire un autre avenir. Elle s’efforce de développer l’éducation sous toutes ses formes, pour permettre aux jeunes de ne plus vivre dans l’angoisse d’un avenir incertain et, plus largement, contribuer au développement du pays.
Père Denis Okeke

NigeriaFrance
Superficie923 768 Km²672 051 Km²
Population195 150 699 hab.67 795 000 hab.
Natalité38,03 pour 1000 hab.12 pour 1000 hab.
Mortalité 13,16 pour 1000 hab. 8,7 pour 1000 hab.
Accroissement naturel3,3%0,32%
Espérance de vie53 ans82,3 ans
Population urbaine47 %80 %
PIB annuel/hab. 2 047 € 44 331 €

La situation actuelle

La sécheresse sévit. Boko Haram fait des ravages dans le nord. Les fermiers sont chassés de leurs terres et des villages entiers sont brûlés. Les populations fuient et arrivent dans le sud. Or les trois-quarts de ce qui est consommé au sud était cultivé dans le nord. Plus de demande, moins d’offre. Les prix flambent et la famine se développe au Nigeria.
Le pays traverse une période de récession qui rend la vie de la population extrêmement difficile. Les prix augmentent de semaine en semaine et le travail est rare.
Par exemple : un litre d’essence qui valait 87 naïras il y a un an, en vaut aujourd’hui 150 et le sac de riz de 8000 à 26000. Quant au naïra lui-même, il plonge et la chute semble sans fin ; un euro valait 250 naïras en janvier 2016, 380 en décembre, 490 fin janvier 2017.
Dans ce contexte les enseignants ne sont plus remplacés, et très souvent ne sont pas payés. Leur nombre diminue donc drastiquement. Les conditions d’enseignement sont de plus en plus précaires, les classes, en très mauvais état, sont bondées. L’école reste cependant payante pour les élèves et trop souvent les parents n’arrivent plus à payer les frais de scolarité.
-> Beaucoup d’enfants ne peuvent pas aller à l’école et les conditions d’enseignements sont particulièrement précaires pour ceux qui peuvent y aller.

1/ SOUTENIR

  • Soutenir les familles démunies dans l’éducation de leurs enfants
  • Soutenir les enseignants
  • Soutenir des projets de développement ou d’amélioration de la vie quotidienne

2/ DÉVELOPPER

  • Rénover les salles de classe et agrandir l’école. Fournir du matériel pédagogique, éducatif et sportif.
  • Construire de nouveaux sanitaires.
  • Construire une bibliothèque et une salle polyvalente qui servira aussi pour le sport.

3/ CRÉER

  • Construire un centre de formation technique pour les jeunes.
  • Développer une ferme et un élevage.
  • Donner ainsi une chance aux jeunes d’avoir un métier et de pouvoir en vivre.
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