En France, c’est l’été, il fait (souvent) chaud et sec, les jours sont longs ; au Nigeria, c’est la saison des pluies, tout est humide, le soleil se lève à 6h et se couche à 18h, comme toujours. Les enfants d’ici vont bientôt reprendre l’école ; ceux de là-bas sont en vacances jusqu’au 15 octobre, ils en profitent pour aider leurs parents.
Voici quelques nouvelles :
- Les élections présidentielles au Nigeria se sont déroulées fin février. Il y avait 72 candidats. Le scrutin a été repoussé d’une semaine, décision prise la veille de la date prévue. Muhammadu Buhari a été réélu au 1er tour avec 56% des voix.
- Papa est décédé le 21 mars. Chez nous, il est courant d’attendre que la famille puisse se réunir pour les obsèques, quelques semaines ou quelques mois. Nous, les 7 enfants, nous sommes retrouvés autour de maman juste après Pâques. Je rends grâce à Dieu pour la vie de mon père.
- C’était le début de la saison des pluies (avril/mai –> septembre). Ceux qui ont la chance d’avoir des citernes voient donc la corvée d’eau diminuer. On sème igname, manioc, maïs, légumes. Mais les stocks sont au plus bas. Il reste l’espoir de vendre des ananas, pour gagner un peu d’argent et acheter de quoi subsister. Avec l‘humidité, les virus se développent, et donc les maladies. Ajoutez à cela, les chemins (en terre et en pente) qui sont difficiles à pratiquer, et vous comprendrez que cette saison n’est la meilleure.
- Une bonne nouvelle vient éclairer ce tableau plutôt noir : le gouvernement a fait goudronner la route qui conduit au village. Une dizaine de kilomètres de piste rendus praticables en tout temps ; une immense amélioration du quotidien. Reste à goudronner les routes dans le village. Quand ? Personne ne peut le dire.
Le 13 mai, s’est tenue à Beauvais l’assemblée générale de l’association. Le rapport d’activités en photos a permis de faire le point sur les parrainages et les différents projets. Un repas africain, cuisiné par les sœurs nigérianes, a conclu la soirée dans la bonne humeur.
Pour compenser l’inflation galopante que connait le Nigeria, il a été décidé qu’à partir de septembre 2019, le montant mensuel du parrainage serait de 14€. Ceci est valable pour les nouveaux parrains et pour les anciens qui le peuvent. Merci de faire le nécessaire, si c’est votre cas.
Les écoles d’Amoli ont fermé leurs portes le 15 juillet.
À ce jour, 55 enfants sont parrainés. C’est magnifique ! Je ne cesserai de vous dire combien la vie des familles en est changée. Par l’apport financer, bien sûr, mais aussi par le soutien moral reçu. Elles ne sont pas seules, abandonnées à leur sort. Vous vous souciez d’elles.
Le dimanche 21 juillet, l’équipe de pilotage a réuni les parents pour faire le point. Les sommes relatives aux parrainages sont versées chaque trimestre sur le compte en banque des familles. Là aussi, c’est une révolution. La notion d’épargne fait son chemin.
Un tract a été imprimé. Pour faire connaitre l’association.
N’hésitez pas à en demander et à les distribuer ; sans oublier d’inviter vos amis à consulter notre site internet : alpa-nigeria.org.
Vous êtes les ambassadeurs de ALPA qui a besoin de vous pour grandir.
Je vous bénis,
Père Denis Okeke
Les travaux de l’école du bas se poursuivent. Les parents sont si démunis que perdre une journée de travail dans les champs est un problème, les travaux avancent donc lentement.
L’association va donc rémunérer quelques ouvriers pour faire avancer le chantier. Ce qui procurera un petit revenu aux familles par la même occasion. Il faut maintenant aplanir et assainir les abords de l’école, puis installer portes et fenêtres.
Merci aux paroisses de Crépy et du Multien qui ont organisés des présentations de la vie à Amoli et reversé leur collecte de carême à ALPA.